Le Budget

Le budget est un outil essentiel dans le contrôle de nos dépenses et la réalisation de nos rêves. Avec un budget, vos rêves se transforment en objectifs réalisables. Grâce au budget, vous êtes plus facilement en mesure de refuser d'effectuer certaines dépenses pouvant vous satisfaire dans l'immédiat afin d'économiser les sommes requises pour réaliser votre rêve.

Un exemple: Nadia rêve de vacances sous le chaud soleil du Mexique mais ne réussit pas à économiser la somme requise. Elle en rêve mais ne croit pas la chose possible. En effectuant sont budget, elle réalise que certaines habitudes, telles que l'achat de revues ainsi que son traditionnel café avec muffin. Après analyse, elle constate que ses petites joies quotidiennes lui coûtent plus de 80 $ par mois, soit plus que le coût annuel de son billet d'avion pour réaliser son rêve. Maintenant qu'elle a pris conscience que cette habitude lui coûte en fait son rêve de voyager, elle peut prendre une décision éclairée. Sachant qu'elle paie son voyage, elle ne ressentira pas qu'elle est perdante et sera heureuse de refuser ce qu'elle considérait sa récompense quotidienne.

Les plus grandes sociétés préparent des budgets et états financiers pro forma. Les marchés boursiers réagissent positivement ou négativement lors de la présentation du budget, dans un premier temps, et lorsque les résultats réels comparés au budget sont connus. Pourquoi en serait-il différemment pour un individu?

Quoiqu'il soit essentiel de préparer un budget, il est encore plus important de faire le suivi et au besoin, de faire les ajustements requis dans nos habitudes de consommation.

Après avoir préparé un budget, il est possible de constater qu'une trop grande portion de nos revenus disparaît en paiement d'intérêts et remboursement de dettes. Avant de prendre certaines décisions, il peut être avantageux de consulter un expert.

Les principales causes de l'endettement


Les principales causes des difficultés financières sont les suivantes : 
  
• Les habitudes de consommation
• Surutilisation du crédit, principalement
ddes cartes de crédit;   
• Perte d’emploi, diminution des revenus;   
• Séparation, divorce;   
• Dette d’impôt;   
• Commerce non  rentable;   
• Mauvaise administration, absence de budget;   
• Ignorance des coûts reliés au crédit.


Les habitudes de consommation
(1)

Certains de nos agissements à titre de consommateur n’ont aucun  sens lorsque nous prenons le temps d’y réfléchir. Certains de ces comportements sont devenus des réflexes de société pour lesquels nous pouvons payer beaucoup. Toutefois, lorsque l’on est commerçant, nous pouvons aussi en tirer profit.

L’aversion aux pertes et l’incapacité à oublier l’argent déjà dépensé rend le consommateur enclin à gaspiller le bon argent alors que la tendance au statu quo le rend réfractaire au changement. Ce phénomène fait en sorte qu’il prendra un plus grand risque pour éviter une perte certaine et qu’il sera plus prudent pour s’assurer d’un gain certain.

 En effet, la majorité des gens réagirait davantage, jusqu’à deux fois plus profondément, à la douleur qui accompagne la perte qu’au plaisir que procure un gain de même valeur. Alors que l’économie traditionnelle soutient que l’argent a la même valeur, quelle que soit sa provenance, les calculs mentaux font en sorte qu’il n’en est rien. Les dollars ne sont pas tous égaux. 

En effet, la majorité des gens ne donnera pas la même valeur à une semaine de salaire, disons 500 $, qu’à 500 $ provenant d’un remboursement d’impôt ou d’un gain à la loterie. Étrangement, l’utilisation en sera fort probablement différente.

 Un autre effet perturbateur de la comptabilisation mentale est la tendance à traiter les dollars différemment selon le montant total de l’achat. En effet, l’économie de 10 $ sur un achat de 20 $ pourrait facilement vous faire changer de magasin. Pourtant, l’économie de 100 $ sur  un achat de 10 000 $ ne le fera probablement pas. Le consommateur préfère cacher une perte ou une dépense en l’enfouissant dans une perte ou une dépense plus importante. Par exemple, alors qu’on ne voudrait pas investir 500 $ pour changer le radio de notre vieille auto, la douleur de dépenser 500 $ pour un lecteur de CD sera, en partie, neutralisée par la douleur encore plus grande de dépenser 15 000 $ lors de l’achat d’un nouveau véhicule.  Certains commerces profitent de cette tendance. 

En plus de la taille de l’achat, la taille du montant reçu influencera la dépense. Il semble qu’un gros montant d’argent trouvé le rend plus sacré et difficile à dépenser. Par exemple, il y a plus de chance que vous payez un bon repas au restaurant avec un remboursement d’impôt de 200 $ qu’avec un remboursement de 5 000 $. Pourtant, vous auriez davantage les moyens dans le deuxième cas. 

Les cartes de crédit misent directement sur la tendance des consommateurs à traiter les dollars différemment. Lorsque l’on doit faire un achat comptant, on le perçoit comme une réduction de notre argent de poche alors que si l’achat est porté sur un compte de carte de crédit, on ne perçoit pas la perte de notre pouvoir d’achat.
 


Une piste de solution : 
 
 
• Imaginez que vous deviez payer comptant, sans carte de crédit. Peut-être
payeriez-vous beaucoup moins que le montant initial ou que vous renoncerez à l’achat;   

• Voyez les composantes séparément lors d’un achat important. Divisez chaque transaction en ses éléments constituants;   

• Attendez. Placez l’argent dans l’intervalle. L’échéance venue, il est probable que l’argent sera plus difficile à dépenser car il sera maintenant perçu comme un placement. De plus, les achats compulsifs seront maintenant sans intérêt;   

• Imaginez que tout revenu provient de votre travail. Demandez-vous combien de temps il vous faudra travailler, net d’impôt, pour faire l’achat convoité;   

• Servez-vous de la comptabilisation mentale à votre avantage. Faites un budget. Divisez les postes de dépenses et au besoin, conservez l’argent dans des enveloppes séparées.

(1) Tiré de BELSKY, Gary & GILOVICH, Thomas. "Pourquoi les gens intelligents font de graves erreurs financières–comment les éviter"
Éditions Transcontinental Inc., Montréal, 2001


Vous êtes insolvable si:

Selon l’article 2 de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité, une personne est insolvable si ses obligations s’élèvent à mille dollars et, selon le cas :   

• est incapable de faire honneur à ses obligations au fur et à mesure de leur échéance;   

• qui a cessé d’acquitter ses obligations courantes dans le cours normal ordinaire des affaires au fur et à mesure de leur échéance;   

• dont la totalité des biens n’est pas suffisante pour permettre l’acquittement de toutes ses obligations échues ou à échoir. Quels sont les signes avant-coureurs à l'insolvabilité?   

• Elle dépense toujours plus que le permet son budget et utilise ses cartes de crédit par nécessité et non parce que c’est pratique ;   

• Elle emprunte toujours de l’argent pour joindre les deux bouts, d’une paye à l’autre ;     

• Elle prend du retard dans ses paiements, a de la difficulté à effectuer les paiements minimums avant l’échéance ou fait des chèques sans provision ;   

• Son salaire ou ses biens ont été saisis pour payer des dettes ou des arrérages de pension alimentaire ;   

• Elle paye les intérêts et les frais d’administration mensuels sans réduire le capital emprunté sur une période de plusieurs mois ;  

• Les compagnies de services publics (Hydro-Québec, Vidéotron, Bell,  etc.) coupent leurs services parce que leurs factures ne sont pas payées ;   

• Les créanciers la pressent de les rembourser, la menacent de poursuite, ou bien, ils retiennent les services d’une entreprise de recouvrement ;   

• Les créanciers exigent un endosseur ou des garanties.