Aujourd’hui nous ne vous parlons pas de vos coussins de divan ou de votre appui-tête préféré : nous voulons bel et bien vous parler du fameux coussin financier. Mais qu’avons-nous donc à vous dire?

Nous avons récemment consulté une nouvelle étude de la firme Youri Rivest, qui attestait qu’un Québécois sur trois n’a pas d’épargne pouvant lui servir de coussin financier en cas de coup dur. Que 37% des Québécois craignent de sombrer dans la pauvreté et 36 % d’entre eux peinent à répondre à un besoin de base, soit l’alimentation, le logement ou la santé.

Nous insistons sur ce fait : le tiers des Québécois a admis ne pas disposer d’un coussin de 500$ pour faire face aux imprévus. 35% des ménages dont le revenu est compris entre 40 000$ et 100 000$ sont, eux aussi, incapables de mettre de côté ce montant. Pourtant, seulement 12% des Québécois se considèrent pauvres : « Les Québécois ont tendance à définir la pauvreté par la difficulté à combler les besoins de base », a indiqué Youri Rivest. Or, s’ils sont nombreux à affirmer ne pas parvenir à remplir tous ces besoins de base, ils hésitent tout de même à franchir la frontière symbolique relative au terme « pauvreté ». « Cette contradiction laisse croire qu’il y a une gêne psychosociale, un déni ou, à tout le moins, un malaise entourant la pauvreté au Québec », a conclu M. Rivest.

Imaginons l’une de ces situations : vous vivez une séparation ou votre conjoint décède, c’est une situation extreme que nous ne vous souhaitons naturellement pas, mais soudainement, vous réalisez que tout vous coûte plus cher depuis que vous êtes seul. Vos dépenses se trouvent multipliées par deux! Les comptes que vous aviez l’habitude de payer à deux salaires, vous les payez maintenant au complet, sans compter ce qui doit être acquis lors du décès ou d’une séparation.

Établir un bon coussin financier, ça n’arrive pas du jour au lendemain, ça prend évidemment du temps et ça se prépare à l’avance. Si on planifie bien les choses en établissant un budget, il est possible de le bâtir progressivement. Par exemple, commencer à épargner et mettre de côté 10 $ par semaine vous permettra d’amasser un coussin de plus de 2 500$ après 5 ans! C’est un bon début, non? Imaginez les résultats si vous épargniez davantage que 10$,  en coupant, par exemple, vos dépenses de café, ici et là!

Les spécialistes s’entendent généralement pour dire qu’il faut conserver une marge financière assez substantielle pour permettre de couvrir les dépenses courantes pendant une période de trois à six mois. Le besoin peut évidemment varier selon les obligations financières et les protections personnelles ou collectives de chaque individu.

Il y a plusieurs façons d’évaluer la somme nécessaire pour éviter de s’endetter ou d’augmenter son endettement en cas de pépin. Pour quelqu’un qui a un revenu relativement stable, il peut suffire de consulter ses dernières déclarations de revenus et d’évaluer la situation.

Pour les 25 à 35 ans, une bonne formule consiste à placer 2% de votre revenu dans un CELI (compte bancaire à l’abri de l’impôt) et un autre 2% dans votre REER. Si vous gagnez 40 000$, cela se traduit par un investissement annuel de 800$ dans votre CELI. À l’âge de 35 ans, votre coussin financier s’élèvera donc à 8 000$, sans tenir compte du rendement sur vos investissements! Quant au 800$ par année que vous investissez dans votre REER, il vous donnera droit à un retour d’impôt de 320$. En principe, vous devriez le réinvestir immédiatement dans votre REER!

Chez les 35 à 45 ans, l’argent durement gagné sort plus rapidement qu’il n’entre! À défaut d’économiser autant que lors de la décennie précédente – ou d’économiser tout court – assurez-vous de faire fructifier votre coussin financier et votre REER au maximum. C’est l’heure d’adopter une stratégie de placement agressive afin obtenir un plus grand retour sur votre investissement. Lorsque vos enfants quitteront le nid familial, ce sera l’heure d’un nouveau sprint d’épargne pour les 10 ou 15 années qui précèdent la retraite!

Si l’appui-tête et autres coussins variés servent à rendre un environnement plus confortable, il en va de même du coussin financier. Épargnez-vous une partie du stress généralement associé aux imprévus en suivant ces quelques petits conseils. Comme le dit si bien le dicton : « Mieux vaut prévenir que guérir ».

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Sources: TVA Nouvelles et La Presse