Les Américains à peine adultes ont déjà beaucoup de problèmes financiers qui sont presque toujours reliés aux prêts étudiants. Cette réalité est, en plusieurs points, semblable à celle des Canadiens et aussi celle des Québécois. Selon l’article de Martha C. White, paru dans le Time Business & Money en janvier dernier, il y a une évidence croissante suggérant que les jeunes adultes d’aujourd’hui, peu importe où ils demeurent, soient aussi noyés dans leurs dettes de cartes de crédit… et que beaucoup d’entre eux emporteront leurs dettes dans la tombe.

Saviez-vous que plus du 3/4 de la tranche d’âge de 18 à 24 ans vivent en collocation et dépensent plus d’argent qu’ils en gagnent chaque mois? Et que 1/5 d’entre eux disent qu’ils sont enclins à vivre avec des colocataires afin d’économiser plus d’argent pour subvenir à leurs besoins. Ces statistiques sont sérieusement à prendre en considération.

Selon les études effectuées dans l’article du Time Business & Money, beaucoup trop de jeunes adultes dépassent leur budget de plus de 100 $, et ce, pratiquement tous les mois de l’année. De plus, puisqu’ils n’ont pas encore une bonne cote de crédit, c’est un pari sûr que les taux d’intérêt sont relativement hauts.

Même si les jeunes d’aujourd’hui, bien plus que les adultes plus âgés, blâment la «socialisation» comme un obstacle à économiser de l’argent, la plupart d’entre eux n’ont toutefois pas refusé de consommer une boisson alcoolisée à 20 $ dans un bar huppé, ou de se permettre un voyage à l’étranger par année! Ils sont donc aux prises avec des exigences financières et sociales incroyables! Pour pratiquement la moitié des jeunes adultes, le loyer est la plus grande dépense. En second rang, trône les dépenses reliées à la nourriture, incluant les restaurants. Et en troisième rang, figure les frais de transport, soit pour le transport en commun ou une voiture personnelle avec toutes les dépenses qui y sont reliés!

Comme dernière mesure, les jeunes comptent donc sur les cartes de crédit afin de survivre jusqu’à leur prochaine paie. Malgré le fait qu’ils ont, pour la plupart, la bonne intention de rembourser la totalité de leurs dettes au départ, peu y arrivent en réalité. En repoussant le remboursement de leurs dettes à plus tard, ils mettent un frein énorme sur leur pouvoir d’achat futur. Même après plusieurs années à rembourser le solde minimum demandé de leurs cartes, ils paieront encore les intérêts sur une épicerie qu’ils auront mis sur crédit une décennie plus tôt! Ils auront aussi probablement de la difficulté à obtenir un prêt d’envergure à leur institution financière lorsqu’ils désireront faire l’achat d’une maison, par exemple.

De plus, selon une nouvelle étude de l’Ohio State University, les jeunes adultes s’exposent aux dettes de cartes de crédit plus rapidement que les autres groupes d’âge, et ils sont plus lents à rembourser. « Si ce que nous avons trouvé continue d’être vrai, nous pourrions avoir plus de personnes âgées ayant d’importantes difficultés financières à l’avenir », prévient Madame Lucie Dunn, coauteure et professeure d’économie. « Si nos résultats persistent, nous serons confrontés à une crise financière chez les personnes âgées qui ne peuvent pas rembourser leurs cartes de crédit. »

Les personnes nées entre 1980 et 1984, par exemple, ont déjà en moyenne 5 689 $ d’endettement de plus que leurs parents au même âge. Et rappelez-vous, les parents sont de la génération qui a commencé à s’inquiéter de savoir si, oui ou non, elle aura assez économisé pour leurs retraites imminentes. Leurs enfants vont être moins en mesure d’économiser, car ils sont plus enclins à dépenser en utilisant la multitude de cartes de crédit disponible sur le marché!

Avec plus de dettes, ce groupe d’âge rembourse un taux d’intérêt nettement supérieur à celui de leurs parents. Mesdames Dunn et Martha C. White affirment  que les jeunes ne vont jamais arriver à rembourser toutes leurs cartes de crédit. « Beaucoup de gens empruntent énormément avec les cartes de crédit, et les taux de remboursement ne sont pas suffisants pour couvrir la totalité de leurs dettes avant la fin de leur vie », écrit Lucie Dunn dans son étude. « On peut s’attendre à davantage de gens avec des dettes au moment du décès, ce qui pourrait impliquer des pertes importantes des banques émettrices ou de la succession. »

Les banques québécoises, quant à elles, peuvent déposer une réclamation contre la succession d’une personne si cette dernière meurt à la fois avec des dettes et des actifs. Mais, si le défunt n’a pas d’actif, les banques peuvent récupérer les sommes dues via la succession, sauf si cette dernière refuse l’héritage. Pour cette dernière solution, les banques devront donc absorber la perte.

Ce sont de mauvaises nouvelles pour les banques et les héritiers, mais la sympathie ne peut pas être la seule solution pour ceux qui vivent et meurent littéralement sous un nuage de dettes et de cartes de crédit.

Heureusement, il y a toujours la possibilité de consulter des professionnels en l’insolvabilité afin de régler les problèmes financiers des jeunes… et des moins jeunes. Par la suite, il suffira simplement d’apprendre à utiliser intelligemment votre crédit.

Votre réussite financière est à votre portée, SAISISSEZ-LÀ!

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Références :

  1. http://business.time.com/2013/01/07/why-more-americans-will-fall-behind-on-credit-card-bills-this-year/
  2. http://business.time.com/2013/01/17/todays-young-adults-will-never-pay-off-their-credit-card-debts
  3. http://business.time.com/2012/08/14/5-smart-strategies-to-eliminate-your-credit-card-debt/?iid=pf-main-lede/
  4. http://newsfeed.time.com/2013/02/21/study-art-school-graduates-rack-up-the-most-debt/
  5. http://business.time.com/2013/02/14/three-strategies-for-saving-money-on-college-that-may-not-work-as-promised/
  6. http://business.time.com/2012/08/16/the-verdict-is-in-tackle-smaller-debts-first/