Existant au Québec depuis le 1ier janvier 2006, le congé parental est un privilège. Plusieurs le tiennent pour acquis, mais c’est une chance de pouvoir bénéficier de prestations de maternité pendant toute une année tandis que dans certains autres pays ce programme n’existe tout simplement pas. Nous partageons avec vous aujourd’hui quelques informations intéressantes à savoir lorsqu’on fait une demande de RQAP.

 

LE REVENU ACCORDÉ AU RQAP

La mère peut faire sa demande de prestation de maternité à partir de sa 24ième semaine de grossesse, soit dès la 16ième semaine précédant sa date prévue d’accouchement. Le père ou l’autre parent pourra commencer son congé à compter de la naissance du bébé. Rapidement, faisons un survol des prestations pouvant être accordées :

  • Le régime de base : la mère recevra 70% de son salaire brut pendant 18 semaines, 5 semaines pour le père et 7 semaines à partager. Ensuite, un autre 25 semaines est à partager à 55% du salaire brut.
  • Le régime particulier : la mère aura droit à 15 semaines, le père à 3 semaines, et 25 semaines à partager. Toutes les semaines seront à 75% du salaire brut.

 

CE QUE VOUS DEVREZ PRÉVOIR

Lorsqu’on attend la venue d’un bébé, le budget devient un outil essentiel pour amortir la baisse de revenu qui découlera du congé parental. Cependant, certains points sont souvent oubliés et nous désirons vous en faire part.

  • Les déductions d’impôts : Lorsque vous ferez votre demande de RQAP, assurez-vous que les impôts retenus sur vos prestations seront suffisants. Demandez à ce qu’on vous en retire un peu plus pour ne pas avoir une facture salée une fois que votre rapport d’impôt sera produit.
  • Les assurances collectives : Savez-vous que lorsque vous êtes en congé parental, vous devez tout de même continuer à cotiser à votre régime d’assurance collective? Pour certaines entreprises, il est possible d’étaler les paiements des mois passés à la maison sur l’année qui suit votre retour. Tandis que pour d’autres, vous devrez payer vos cotisations mensuellement durant votre congé de maternité. Cela représente tout de même un gros montant à absorber mensuellement, nous vous suggérons d’en parler à votre employeur afin de pouvoir procéder aux paiements selon vos moyens.
  • Les erreurs de calcul : Il est possible que le RQAP vous réclame des sommes versées en trop. Ce genre de situation pourrait vous arriver si, par exemple, l’un des parents morcelle son congé sur quelques mois, ce qui n’oblige pas votre employeur à vous fournir un relevé d’emploi si vous partez moins de deux semaines consécutives. Cependant, si le gouvernement n’a pas de preuve que vous étiez sans salaire pendant cette période, il pourrait vous réclamer certaines sommes. Afin d’éviter une fâcheuse erreur, nous vous conseillons de voir les montants auxquels vous aurez droit. Vous devrez également poser toutes les questions nécessaires en cas de doute.

 

Malgré toutes ces informations utiles, la baisse du revenu familial suite à la naissance d’un nouveau-né affecte bien des ménages. Il faut tout de même se serrer la ceinture en prévoyant ne pas avoir trop d’imprévus financiers. Si toutefois la venue d’un poupon vous essouffle financièrement et que vous vous endettez de plus en plus, il est recommandé de consulter un conseiller en insolvabilité afin de voir les solutions qui pourraient vous aider.

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