Vous croyez qu’il est impossible d’acheter une maison lorsqu’on a une mauvaise cote de crédit ou qu’on a fait faillite par le passé?

Détrompez-vous. Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible d’acheter une propriété après avoir fait faillite quelques années auparavant. Si la plupart des créanciers préfèrent les clients sans problème, il existe heureusement d’autres moyens de parvenir à acheter une maison après avoir fait faillite. Voici deux des solutions en émergence au Québec. 

À titre d’exemple, en 2015 seulement, 26 223 personnes ont déclaré faillite au Québec et 19 719 ont déposé une proposition de consommateur. C’est donc dire à quel point l’insolvabilité affecte un grand nombre de personnes chaque année!

Le prêteur privé

Devant une telle situation, ces personnes peuvent se tourner vers le prêteur privé. Moyennant une mise de fonds de 25 % ou moins, celui-ci sera en mesure de leur prêter de l’argent pour effectuer un achat de propriété. Étant donné que la mise de fonds requise pour avoir recours aux services d’un prêteur privé est élevée, ce sont plutôt les personnes qui possèdent une mauvaise cote de crédit qui font appel à lui.

L’autre hic qui accompagne le fait de se tourner vers le prêteur privé est que les taux d’intérêt sont très élevés sur les prêts, se situant entre 10 et 20 %, ce qui est nettement plus élevé qu’avec un prêteur hypothécaire conventionnel. Cette option peut être très utile à court terme, mais à long terme il est nettement plus avantageux de se tourner vers une autre option.

La location achat

La location avec option d’achat est une solution plutôt méconnue mais relativement simple à comprendre. Comme son nom le laisse entendre, ce processus comporte deux étapes : la location, puis l’achat. Une personne en mauvaise posture financière peut donc se tourner vers la location achat, une option qui a été récemment implantée au Québec dans le domaine résidentiel. Celle-ci est avantageuse, puisqu’elle permet au locataire, futur acquéreur, de se servir d’une partie du loyer qui aura été versé comme mise de fonds pour acheter la propriété.

L’avantage de cette option est que le locataire dispose de quelques années pour améliorer sa cote de crédit et donc pourra se faire financer son hypothèque par une institution financière à la fin de sa location.

Moyennant quelques conditions, comme celle de fournir un dépôt de garantie initial qui lui sera reversé lors de l’achat et d’accepter de l’aide pour améliorer sa cote de crédit, le locataire peut choisir la maison qu’il veut. Le futur acheteur devra également être responsable de l’entretien de la maison et payer son loyer à temps.

Le profit de l’investisseur

Pour l’investisseur, soit le propriétaire de la maison, cette option est également profitable. En effet, après l’avoir louée pendant une période variant entre un et quatre ans, il réalise son profit, d’une part, avec les revenus mensuels, et, de l’autre, lors de la revente de la propriété au locataire.

Calcul du prix de revente

Le prix de revente est calculé en fonction de l’augmentation du prix du marché dans le quartier où se situe la propriété. Prenons par exemple un investisseur qui achète une maison à 200 000 $. Si le prix des maisons augmente d’environ 4 % par année, celui-ci réalisera, au bout de trois ans, un profit de 12 %. Le montant d’achat final doit toutefois être calculé et déterminé lors du jour 1 de l’entente entre le propriétaire et le locataire.

En terminant, ces solutions conviennent donc davantage aux personnes qui disposent de revenus suffisants pour être en mesure de s’acquitter de leurs engagements. À la suite d’une faillite, la priorité doit être l’adoption de saines habitudes financières. Notamment, il faut respecter son budget et éviter les pièges de l’endettement. Il est dès lors préférable de repousser l’achat d’une maison si un tel projet risque d’exercer une trop forte pression sur sa situation financière.

Au moment d’une faillite, le débiteur insolvable a l’occasion d’assister à deux séances de consultation budgétaire privées avec son syndic. S’il lui fait alors part de son intention d’acheter une maison, il sera d’autant mieux placé pour évaluer les chances de succès de son projet, sans compter qu’il aura aussi accès aux conseils judicieux d’un professionnel en ces matières.

Chez Groupe Leblanc Syndic, nous demeurons toujours à votre disposition pour vous conseiller, même lorsque les procédures sont terminées et que la libération de la faillite a été prononcée.

Veuillez donc ne pas hésiter à communiquer avec nos professionnels au sujet de toute question que vous pourriez avoir en matière d’insolvabilité et de gestion budgétaire.